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 Les Malheurs de Soph... Kurogane {PV Hui Ying}

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Ryû Haru
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MessageSujet: Les Malheurs de Soph... Kurogane {PV Hui Ying}   Lun 20 Déc - 22:56

    « Pourriez-vous me rendre un service ? » Un service, ce n’est pas à travers ce terme que j’aurais qualifié ce que m’avait demandé Hui Ying. Bref, ce « service » visait un homme. Une personne que nous avions en commun, soit comme tortionnaire soit comme élève. Pauvre Kurogane, ah … Je prenais peut-être trop souvent sa défense en son absence. S’agissait-il d’une vengeance ? Non. S’agissait-il de lui donner une leçon ? Non. Je ne le voulais pas, non, ce qui se tramait n’était rien de plus qu’une blague. Maintenant, allait-il bien le prendre ? Ca, j’en doutais, mais une chose était sûre, il ignorerait qui allait réaliser les actes abjectes qui se planifiaient derrière son dos.

    A l’intérieur de mon esprit, mon âme d’enfant resurgit un instant en la présence de Hui Ying. Ainsi donc je marchais vers la cabine de Kurogane-kun, seul pour ne pas éveiller les soupçons. Mais je n’étais ni visiteur ni passant, je n’étais rien de plus qu’un éclaireur à cet instant. Je toquais à sa porte. Je toquais à sa porte une nouvelle fois, j’attendais quelques minutes, personne. Très bien, il était parti. Maintenant allions-nous avoir de la chance ? Je saisissais la clenche de la porte, et par miracle elle s’ouvrit.

    Il était étrange de penser qu’un yakuza avait oublié de fermer sa porte à clé. Cependant, connaissant un peu le loustic, il avait très bien pu zappé, ou alors se dire « Aucune chance que quelqu’un ose pénétrer dans mon antre. Il le paierait de sa vie. » Oui, finalement c’était possible. Ou bien, la porte s’ouvrit en la personne du Capitaine. Après tout, il était envisageable qu’il est un tas de gadgets pour entendre et voir ce que faisaient les échoués.

    J’entrais dans la cabine, rien à signaler. Parfait. Je faisais demi-tour pour aller chercher Hui Ying, notre petite farce pouvait commencer. Tels deux gamins venus rendre œil pour œil, dent pour dent à une petite terreur, nous nous faufilions dans ses quartiers pour chercher de quoi le faire enrager (gentiment).

    Ma camarade de jeu cherchait de son côté pendant que moi je cherchais du mien. Je passais délicatement mes doigts sur le bureau de Kurogane, et sur les objets qui s’y trouvaient. Je ne trouvais pas grand chose, mais finalement je finis par trouver quelque chose d’intéressant sur les étagères : une collection de dvd. En passant sur les motifs en relief présents sur l’une des jaquettes, je lis L'Étrange Noël de Monsieur Jack.

    - Tiens, tiens. Hui Ying, ne serait-ce pas une collection de Tim Burton qui se tient sur cette étagère ?

    Gentiment, elle confirma bien mon hypothèse. J’avais trouvé ce que j’allais faire subir à mon jeune disciple. J’avais appris récemment qu’il était un grand admirateur de Tim Burton, et qu’il ne cessait jamais de regarder ses films. Mon interrogation était la suivante. Qu’adviendrait-il si malencontreusement les seuls exemplaires des œuvres de ce réalisateur disparaissaient de sa cabine sans laisser de trace ? Ha haha ! Kurogane allait m’en vouloir.

    Mais rassurez-vous ! Je ne suis pas si cruel que cela, cette « abstinence » n’allait être que temporaire. Juste deux ou trois ans, pensais-je en ricanant. Hey ! Deux trois ans à l’échelle d’une éternité c’était raisonnable. Non, ne vous en faites pas, d’ici quelques jours ou quelques semaines, pas plus, je lui rendrais ses précieux dvd en prétextant les avoir retrouver quelque part. Oui, c’était une bonne petite blague qui ne ferait de mal à personne.

    - J’ai trouvé ! Tu en es où, toi ?
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Hui Ying

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MessageSujet: Re: Les Malheurs de Soph... Kurogane {PV Hui Ying}   Lun 20 Déc - 23:01

Hui Ying se tapit dans un coin, dos au mur, et se plaqua la main contre la bouche pour qu’aucun son ne trahisse sa présence. Ses yeux suivirent de loin la silhouette progresser dans le couloir. Ses épaules étaient larges et leur léger balancé renforçait encore davantage l’atmosphère paisible qui émanait de monsieur Ryû. Etant plutôt du genre colosse, il ne pouvait en effet passer inaperçu qu’en adoptant une attitude sereine et posée. Personne à l’horizon. Peu à peu il atteignait la tanière de l’ennemi de la tranquillité et du repos. Enfin au but, il frappa à la porte, d’abord timidement, puis plus énergiquement. Pas de réponse : pas de nouvelle, bonne nouvelle. Lentement, il leva la main sur la poignée de la porte et l’ouvrit tout aussi doucement. Hui Ying, étant trop éloignée, ne voyait que le profil de son acolyte. Du coup, elle se taisait religieusement au cas-où le maître des lieux ne fut présent dans ses quartiers. Le fragment de seconde dura une éternité pour la jeune vieille femme. Lorsque monsieur Ryû eut ouvert toute grande la porte, il jeta un regard circulaire dans la chambre. Hui Ying interrogea sa physionomie. Aucune réaction… Mais attend ! Il est aveugle, le bonhomme. Pourquoi parler de regard ? Il n’en est nullement question. Bon, et bien disons plutôt qu’il renifla bruyamment pour déceler dans l’air la présence du suppôt de Satan. Aucun changement, donc. Pas une once, même. Tel un chien de chasse ayant accompli son devoir, il se retourna dans la direction de Hui Ying et l’invita d’un geste à suivre ses pas. Au lieu des jappements frénétiques, elle eut donc droit à un sourire aussi large qu’un arc de Lune, si ce n’est plus. C’est fou comme tous les hommes sont pareils, songea Hui Ying. Ils sont tous de gros gamins, au fond.

Elle parcourut la distance qui les séparait sur la pointe des pieds, comme une voleuse. Manque de pot, elle n’avait jamais l’étoffe de quoi que ce soit d’autre que l’alchimie, seule dans son laboratoire. Aussi, elle s’étala sur le parquet à force de faire attention. Il faut dire que jouer à la voleuse en baggy n’est pas la meilleure chose à faire… Vous m’avez compris. Au bout de maints et vains efforts pour passer inaperçue, elle arriva jusqu’au champ de bataille et pénétra la chambre de Kurogane à la suite de son sergent-chef.

D’un geste impérieux, il lui désigna la table de chevet. Elle eut un mouvement de recul, effrayée. Mais c’est qu’elle avait parfois l’impression qu’il n’était pas si aveugle que ça en fait. Elle réfléchit l’espace d’un instant. Non, pas possible. Sinon, comment expliquer le tableau qui trône dans sa chambre ? Elle chassa donc ces inutiles pensées de son esprit et s’exécuta comme ils en avaient plus tôt convenu.

Elle s’approcha donc de la table de chevet et déglutit péniblement en ouvrant le tiroir. Encore ce sentiment de honte et de gêne ? Elle n’était décidément pas faite pour une telle profession. Allez Hui Ying, tu peux le faire ! Ouais ! Serrant d’une main son poing, étant son propre public, elle tira de l’autre sur la poignée du susdit tiroir. Les petites pochettes en plastique gris étaient bien là, comme le lui avait signifié son supérieur. Mais à quoi est-ce que cela pouvait servir ? Elle fronça les sourcils, dans le mutisme le plus total, se grattant la joue en guise de tic nerveux. Etait-ce des bonbons en gélatine de porc, comme elle en entendait tant parler ces derniers temps, ou bien ces pochettes contenaient-elles des anneaux de poulpe ? Tiens, je ne savais pas qu’il raffolait autant du poulpe… Peut-être que j’en mettrai un peu plus dans ses takoyakis la prochaine fois… Elle agita sa tête. Mais ressaisis-toi ma fille ! Tu es là pour te venger de ce bourreau. Ce n’est pas le moment de tendre le bâton pour se faire battre ! Elle reprit du poil de la bête et sortit de sa poche les bonbons arlequin que monsieur Ryû avait exigé qu’elle mette à la place. Elle resta hésitante un cours instant, considérant que c’était idiot de le punir de poulpe en le substituant par du sucre. Déjà, c’était mauvais pour la santé, et ensuite, cela ne regardait pas monsieur Ryû. Enfin, elle obéit. C’était le sergent-chef, quoi. Elle fourra les objets non identifiés dans sa poche de baggy, aussi insondable qu’obscure. Mieux valait ne jamais y jeter un œil ; on n’a pas idée de ce qui pourrait s’y trouver… La dernière fois, le lieutenant Kellaway a même trouvé un bazooka et la photo dédicacée de sa femme en petite tenue sur un divan…

Elle se retourna, réfléchit un instant, puis répondit à son interauditeur.

« Oui, je crois bien que c’est cela… »

Elle se releva, se questionna à part elle sur la suite des évènements, puis, ayant trouvé sa raison de vivre, elle ressortit en trombe de la chambre et rejoignit sa position initiale dans le couloir : elle avait oublié le plateau repas… Ca n’en portait néanmoins que le nom. En effet, tout eut pu paraître totalement sain, mais si on fouillait en profondeur, les choses étaient toutes autres. En fait, la viande grillée était du chien, le riz était froid et mal cuit, les légumes marinés avaient baigné une heure entière dans de la cervoise tiède, et la soupe miso contenait des morceaux eux aussi non identifiés. Pour couronner le tout, des filaments d’algue recouvraient encore les baguettes mal lavées. Elle déposa son « attentionné présent » sur la table de nuit de l’infortuné. C’est qu’elle pouvait être meurtrière quand elle s’y mettait, la petiote.

Quand monsieur Ryû lui signifia qu’il avait finit sa partie du brillant ouvrage, elle venait tout juste de lâcher les hanses du plateau. Elle se passa les mains sur son baggy, indécise, regardant aux alentours si elle n’oubliait rien d’important. Elle afficha une moue dubitative. Apparemment non.

« Je crois que c’est bon pour moi aussi. Il est peut-être temps de s’en aller… »

Lorsqu’elle posa ses yeux sur monsieur Ryû, elle ne put s’empêcher de pouffer de rire. Cette fois, elle ne parvint même pas à se cacher derrière ses manches. C’est qu’ils avaient fins tout les deux. De vrais gamins. Un peu du genre « ouais, on a écrit des gros mots sur les murs, on a déshabillé la vendeuse, on a piqué la caisse et on a trouvé le stock de bière ». En sortant dans le couloir, elle se sentit légère. Du reste, elle n’avait jamais trop fait ce genre de chose et s’étonnait elle-même du côté amusant que cela pouvait comporter. Elle devrait peut-être le faire plus souvent… En plus, elle se surprenait à rire ouvertement, elle qui était terrifiée par tout ce qui put marcher et parler en même temps. Monsieur Ryû était ce grand-frère qu’elle n’avait jamais eu…

« Dites, j’ai un peu faim. Ca vous dirait de manger des takoyakis ? »
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