Vous voilà sur la Nef de la Pleureuse et du Fou, entre époques et continents...
 
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 Back in Black

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Nephtys

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MessageSujet: Back in Black   Mar 17 Aoû - 15:35

    Les pas de la cobaye résonnaient sourdement dans l'air moite de la Cale. La Cale était vraiment une étrange partie du bateau, où l'on pouvait dénicher les cachettes des junkies ou des prostituées. Dans la Cale, il n'y avait pas grand chose. C'était froid, humide et sombre. C'était là où Nephtys se rendait quand elle en avait assez de la population étouffante de la Nef. Ceux qui venaient dans la Cale n'aimaient pas être dérangés. Et ils ne dérangeaient personne non plus. Alors c'était parfait, tout le monde était heureux, tout le monde était content. Quelle vie pourrie sur ce bateau, quand même. Pourquoi n'y avait-il que des abrutis, grands dieux? Et pourquoi ne pouvait-on pas mourir?
    C'était la grande question. Pourquoi l'éternité leur avait-elle été accordée? Certes, parfois se produisaient de mystérieux accidents, et alors quelqu'un disparaissait de la Nef. Mais ce devait être uniquement pour éviter la surpopulation. Le fameux Capitaine devait vraiment bien s'amuser. Il devait être un dieu soit très malin, soit très stupide. Parfois, l'intelligence la plus aiguë peut rejoindre les bas-fond de la stupidité; comme un cercle. Tout formait un cercle. Tout commence et tout finit comme ça a commencé. On nait petit moche et fripé. On meurt petit, moche et fripé. Et tout recommençait alors. Mais dans la Nef, il n'y avait ni début, ni fin. C'était une prison mentale et physique dont les barreaux invisibles étaient durs comme du diamant.

    Nephtys posa son front sur les parois froides de la salles. Personne ne lui parlait, et c'était très bien comme cela. De toute manière, chacun avait appris à ses dépends qu'il ne valait mieux pas lui parler si elle n'avait pas commencé la conversation. Et puis, parler à un casque n'enchantait pas grand monde, elle n'avait alors que rarement l'occasion de faire la conversation. Elle finit par s'assoir sur le sol de la pièce sombre. Au moins, elle serait moins facile à voir; encore plus difficile à approcher. Si quelqu'un osait l'approcher maintenant, elle aurait certainement envie de le tuer.
    On ne peut pas mourir sur la Nef, mais on conserve un corps de chair. Et un bras arraché, même s'il repousse dans l'instant, fait atrocement mal. Une strangulation est tout aussi horrible, même si quelques instants plus tard on recommence à respirer. Nephtys avait eu soigneusement le temps d'essayer tout cela. Le soleil ne tombait jamais sur la Nef; on dormait quand on le pouvait, mais le temps était parfaitement figé. Les corps aussi; mais d'une façon étrange. On pouvait toujours s'entraîner, maigrir, grossir, mais on ne vieillissait pas; on restait éternellement à l'image de celui que l'on était en arrivant sur la Nef. Comme un même jour ou une même heure répété à l'infini. Avec les désagréments du poids en plus.

    Mais c'est cela qui était étrange, qui faisait tiquer. Ils étaient vivants, n'est-ce pas, mais il n'y avait pas de maladie qui se répandait, il n'y avait jamais de cas de diabète ou de cancer. Tout le monde guérissait à toute vitesse, et les junkies se plaignaient que l'effet des drogues était trop court; comme celui de l'alcool ou de la cigarette, d'ailleurs. Personne n'était plus vraiment accro, vu que les corps se soignaient d'eux-mêmes à toute vitesse, mais personne ne désirait réellement abandonner ses addictions. Personne ne voulait se convaincre que tout ce qu'on faisait sur ce bateau était futile et sans espoir d'évolution. Figé à jamais dans un chaos parfait.
    Nephtys croisa les bras sous sa poitrine. Elle réfléchissait. Cela faisait si longtemps qu'elle réfléchissait à tous ces faits dont elle était témoin chaque jour. Pour certains, la Nef était comme un Paradis où l'on avait tout à profusion, de la nourriture, des drogues, du sexe, et où l'on ne vieillissait pas, ni ne dépérissait. D'un certain point de vue, tout le monde pourrait se contenter d'un tel espace, d'un tel endroit. Mais c'était bien trop étrange; les nouveaux venus semblaient choisis soigneusement, comme les pièces d'un puzzle que l'on assemblerait patiemment. Je ne veux pas être une pièce de puzzle, mais je n'en ai pas le choix. Les dieux se foutent totalement de notre intégrité, ils veulent juste s'amuser.

    Et l'on revient au point de départ. Les dieux. Étaient-ce vraiment des entités supérieures qui se foutait de leur tronche, et se contentaient de les voir évoluer, tomber dans la déchéance du luxe et du vice, ou alors se renfermer et s'en tenir à des principes qui n'avaient ici aucune raison d'être? Ici, il n'y avait pas de justice. On ne pouvait même pas en appeler à la loi du plus fort, car les plus faibles ne mourraient pas non plus; égaux dans la vie éternelle. Pas dans la force, la beauté, l'intelligence; certes. Mais ici, tout le monde était obligé de vivre ensemble. Certains se faisaient des amis. D'autres se faisaient des ennemis. D'autres encore restaient à l'écart, tentant de percer les étranges secrets du bateau prison.
    Nephtys soupira, et sortit de sa poche une barre chocolatée. On pouvait dire que le Fou l'avait contaminée, de ce côté-là. Quand elle vivait dans le futur, dans son ancienne vie, on ne lui donnait que des pilules pour toute nourriture, se chargeant de tous ses compléments alimentaires, énergie, minéraux pour survivre. Son premier repas à la Nef (entourée par deux abrutis finis) avait été aussi son premier repas, tout court. Elle ne comprenait pas pourquoi on lui donnait ces étranges choses nommées couverts, et elle avait mit du temps à comprendre qu'on tentait de la nourrir avec ces grosses choses jaunes et informes que la Pleureuse appelait placidement "pommes de terre". Elle avait même précisé qu'à son époque elle ne connaissait pas ces légumes.

    Soudain, un bruit arracha Nephtys à ses souvenirs et ses contemplations. Quelqu'un venait. Tout le monde se connaissait, ici; mais il y avait certains êtres qu'elle supportait plus ou moins. Elle serra les dents, et craqua les jointures de ses doigts, au cas où celui qui osait la déranger voulait en outre chercher des noises.

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MessageSujet: Re: Back in Black   Dim 22 Aoû - 15:55

[Quand y a des petits numéros, il faut cliquer dessus pour lire le commentaire, et après, recliquer sur le numéro qui est devant le commentaire : ça remet à la ligne où en était la lecture Wink (Oui, je suis trèèèès claire).]

Boum, bada-boum, bada-bada-bada-boum. La Pleureuse qui venait de ne pas voir qu'il y avait un escalier était par conséquent tombée de tout son long. Étalée par terre, elle se demanda un instant pourquoi on avait bien pu mettre des trous dans le bateau et qui avait eu cette idée saugrenue, enfin ? C'était dangereux, ça, elle s'était sûrement fait au moins une dizaine de bleus et peut-être qu'elle s'était cassé un bras. Elle souleva le gauche. Lui, ça allait. Elle souleva le droit. En fait, non, elle ne souleva rien, parce qu'elle ne sentait plus rien à l'endroit où elle aurait dû avoir son bras droit. Il n'y avait rien. Elle n'avait plus de bras droit. Un vent de panique la saisit et elle commença à essayer de se relever, sans réaliser qu'elle était la tête en bas, fesses et jambes encore à moitié sur les marches qui menaient à la Cale, et que plus elle bougeait, plus elle avait de chances de se faire un torticolis. Finalement, par un mouvement curieux, elle réussit à faire une roulade arrière et à se retrouver sur les genoux. Pourquoi est-ce qu'elle avait paniqué déjà ? Elle avait déjà oublié. Mais, où était-elle ? Elle regarda, et constata qu'il y avait un bras posé à sa droite, dans une courbure bizarre. Elle voulut tendre le bras pour essayer d'attraper ce membre égaré et finit par réaliser qu'il s'agissait du sien. Ah bah c'était malin. De son bras gauche elle se débrouilla pour remettre son omoplate en place et décida de laisser faire la magie de la Nef. Enfin, pour elle, il était normal que son bras guérisse seul, en réalité, elle n'avait pas la moindre idée des capacité du navire.

Elle se releva tant bien que mal et renonça à remonter sur le pont pour le moment, son bras handicapé le lui interdisant pour les cinq prochaines minutes. Elle essaye donc de penser. Ou plutôt de se souvenir pourquoi elle était là. Elle marchait sur le pont, et elle avait raté le trou et elle était tombée. Non, mais quelle idée de mettre des trous comme ça, hein. Il fallait arranger ça, calfeutrer les trous ! 1. Elle regarda vers le haut, et regarda vers l'intérieur de la cale. Il faisait sombre, et, éblouie par la lumière de l'extérieur, il lui fallut un moment avant de voir quoique ce soit. Des caisses empilées n'importe comment, des seringues, de tout et du n'importe quoi trainait par terre. Quelques cordes pendouillaient à des endroits bizarres, et elle s'interrogea pendant un long moment sur l'utilité des chaînes fixées à la paroi, de belles chaînes à moitié rouillées, recouvertes de tâches brunasses qui se confondaient avec la rouille sans en être. Mais dans une obscurité pareille, des subtilités pareilles ne lui sautaient pas aux yeux.

Bon, il fallait utiliser le temps qu'elle devait passer dans la cale, à présent. Elle fit quelques pas, trébucha et s'étala de tout son long. Imperturbable, elle se releva, se frotta les avant-bras, en essayant de retirer les petits morceaux de verre qui s'y étaient fichés, n'ayant d'ailleurs pas la moindre idée d'où venaient ceux-ci. Sur quoi avait-elle trébuché ? Elle se retourna et vit un rat qui détalait. Une grimace releva son nez droit d'une manière assez laide, et, l'air pincé, elle se retourna et continua à avancer vers l'intérieur de la Cale. Elle n'avait pas la moindre idée de ce qu'elle faisait là, pas la moindre idée de pourquoi elle était tombée. Elle s'assit, s'immobilisa, regardant devant elle, et ne bougea plus, dans un état d'hébétude total, les yeux fixes, dénués d'intelligence, elle-même dénuée de réaction. C'est sans doute à cause de cette immobilité statuesque que Nephtys ne la remarqua pas quand elle rentra dans la cale et alla s'assoir – à l'autre bout de la cale cependant, c'est-à-dire sans passer devant Sybilla.

Finalement, une étincelle passa dans le regard de la jeune femme en robe blanche, serrée à la taille par une ceinture en fils d'argent tressés. La simplicité de son accoutrement était due à Callista qui réfléchissait actuellement à une nouvelle tenue et ne voulait pas être troublée par ses anciennes créations sur le corps de mannequin de La Pleureuse. Celle-ci se décida enfin à se lever. En effet, ces longs instants d'hébétude étaient en fait une longue réflexion sur l'origine des nuages, qui avait mené sur l'absence de son chat. Elle avait donc réalisé qu'avant de se déboiter le bras (qui était réparé entretemps) elle... cherchait son chat ! Comment avait-elle fait pour oublier ça ?2

Sautant de la caisse sur laquelle était assise, Sybilla se dirigea vers Nephtys que son inconscient avait assimilée, sans qu'elle soit totalement consciente de la raison pourquoi elle se dirigeait vers l'autre côté de la Cale au lieu de sortir. Finalement, elle trouva la cobaye et son visage s'éclaira une fraction de seconde.

« Adikia3, te voilà, je te cherchais ! »

Elle regarda devant elle avec un air bête, puis reporta son regard sur la jeune femme assise par terre.

« En fait, non, je ne te cherchais pas. Je crois. »

Elle fronça les sourcils, pinça les lèvres, haussa les épaules, se gratta l'oreille, puis finalement dressa l'index devant elle, ayant enfin retrouvé le cours de ses idées.

« Je cherche mon chat ! Tu l'aurais pas vu ? »

Son visage était illuminé, plein d'espoir, souriant, et les yeux de la jeune femme brillaient. Elle saurait, elle saurait, elle, sûrement !

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1. Je ne me répète pas, c'est elle, d'abord.
2. On se le demande aussi...
3. Injustice, en grec. Sybilla ne se souvient pas vraiment des noms des gens, alors elle leur en invente...

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MessageSujet: Re: Back in Black   Mar 24 Aoû - 0:57

    Un bruit. Un mouvement dans le noir. Nephtys se concentra. Un pas hésitant, mais pourtant léger. Ce devait être une femme. Ses pas ne résonnaient pas; elle devait être soit pieds nus, soit porter de très fines chaussures. Un bruissement. Elle portait quelque chose en tissu léger; peut-être une robe. Une légère hésitation quant à la direction à prendre. La personne l'avait remarquée et se dirigeait tout droit dans sa direction. D'après les sons qu'elle avait assimilés, Nephtys était quasiment certaine que c'était la Pleureuse qui se dirigeait vers elle d'un pas feutré. Pff. La Pleureuse. Un paradoxe ambulant, une âme qui ne savait même plus ce qu'elle était devenue. Combien de temps était-elle restée seule habitante de la Nef? Il était parfaitement vrai que cette étrange créature était capable du pire, et certainement pas du meilleur. Mais elle avait un bon fond. Ainsi, lors de sa longue errance sur la Nef, abandonnée de tous, elle avait dû succomber à une folie légère, suffisante pour dérouter un interlocuteur, mais certainement pas dangereuse. Une petite névrose; elle était persuadée que le monde tournait autour de son chat disparu. Il n'était pas apparu avec elle sur la Nef; et depuis, elle le cherchait, comme elle aimait le déclamer à tout le monde. Quoi; chercher un animal inexistant, est-ce une raison de vivre? Non, pas vraiment. Mais qui avait une raison de vivre sur la Nef? Ça, c'était une véritable question. Personne n'avait d'espoir sur la Nef. C'était un grand rassemblement de désabusés.

    Soudain, la Pleureuse arriva parfaitement au niveau de Nephtys, l'appelant par un prénom étrange qu'elle n'avait jamais utilisé auparavant. Mais bon, la Pleureuse l'affublait toujours de prénoms inventés plus glauques les uns que les autres. La cobaye, lors de son apprentissage, avait dû apprendre au moins deux langues mortes. Elle avait choisi le grec et l'égyptien. Ne demandez pas pourquoi.


    "Sybilla, mon prénom c'est Nephtys, Nephtys! Mais bon, tu le saisiras jamais hein. De toute manière tu ne m'écoutes pas."

    En effet, la Pleureuse continuait de déblatérer ses inepties. Et puis, la lueur d'espoir que la cobaye avait eu s'évanouit: non, cette bonne à rien en revenait toujours au point de départ, son chat. Nephtys serra les poings, démangée par l'envie d'en coller une à la jeune grecque. Mais elle se contenta de la regarder faire ses yeux larmoyants sans sourciller (et puis de toute manière, son casque cachait ses yeux et ses sourcils), et afficha un large et ironique sourire à son interlocutrice.

    "Quoi, ça ne te fait pas plaisir de me voir? Je comprends, je suis tellement vilaine. Je me ferais peur à moi-même. Mais tu sais quoi? Ton chat, il est peut-être dans la Cale! ... ... Heu, Sybilla, reviens, c'était une blague. Ya pas de chat ici. Non, non, ne pleure pas... Je sais que c'était ton métier, mais quand même..."

    Non, non, c'était pas possible quoi, elle était vraiment à baffer! Nephtys respira profondément, et tenta de se calmer. Que pourrait-elle bien faire pour oublier la chose larmoyante accrochée à son bras? Elle pourrait... Compter jusqu'à mille. Non, pas très drôle. Elle pourrait... Pleurer avec elle. Non, elle n'avait jamais pleuré de sa vie. Elle pourrait... Lui dire d'aller voir ailleurs si elle y était! Non, Sybilla la prendrait au mot, et reviendrait la voir en pleurnichant qu'elle ne l'avait vue nulle part. Elle pourrait... La faire rire! Non, elle n'avait jamais réussi à avoir qui que ce soit au niveau humour. D'ailleurs, à part le cynisme, Nephtys n'avait aucun sens de l'humour. Et l'autre geignarde commençait vraiment à lui taper sur les nerfs.
    Puis elle se souvint de ses premiers entraînements avec les 2.0, la deuxième version d'elle-même; moins performantes, mais avec des yeux normaux. Certaines avaient des dysfonctionnements, et se mettaient à gémir pour un oui et pour un non. Que faisait-elle alors à ce moment-là? ... Ah, oui, c'est vrai. Elle les tuait. Oui, on lui avait donné l'ordre de supprimer les 2.0 qui avaient des problèmes de fabrication. Mais la Pleureuse n'était pas une 2.0, et de toute manière on ne pouvait pas mourir sur la Nef. Elle ne la ferait qu'encore plus pleurer. For-mi-dable. La vie sur ce bateau était vraiment plus que pourrie.

    Y aurait-il un jour quelqu'un de normal ici, bon sang? Quelqu'un de pas totalement barré qui pourrait avoir une conversation normale qui dure plus de quinze secondes? Non, non, le Capitaine devait être mort de rire d'avoir invité Sybilla en première, dans son humble demeure. Non mais bon sang. Les gens ici étaient vraiment à baffer. A baffer, je vous jure.
    Non, Nephtys était très calme en pensant tout cela. Plus de sang-froid qu'elle, y'a pas. Ou alors faut très, très, bien chercher. Mais, franchement, qui ne perdrait pas le contrôle devant un être aussi pathétique que la Pleureuse, quoi. Un être inutile, avec un métier inutile, et des lubies inutiles.
    La cobaye en eut marre, et commença à se lever en tirant la Pleureuse par le col pour la forcer à se relever. Elle épousseta la robe blanche que l'étourdie avait totalement maculée, et commença à la forcer de se diriger vers la sortie. Elle, Nephtys, voulait être seule, était-ce trop demander? A priori oui.


    "Ah non, ne recommence pas à gémir! Je te jure Sybilla, que si tu reparles encore une fois de ton chat, je te dépèce morceau par morceau avec un épluche-légumes! Quoi, tu sais pas ce que c'est? Ben t'as qu'à plus fouiner dans la cuisine!"


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MessageSujet: Re: Back in Black   Dim 29 Aoû - 1:04

« Mais tu sais quoi? Ton chat, il est peut-être dans la Cale! »

Déjà, Sybilla était retournée, prête à partir. À quatre pattes, même, elle se traînait par terre à quatre pattes, regardant derrière chaque carton, derrière chaque boîte, derrière chaque objet en somme. Elle aurait encore cherché longtemps si Nephtys ne lui avait révélé la supercherie.

« Heu, Sybilla, reviens, c'était une blague. Ya pas de chat ici. Non, non, ne pleure pas... Je sais que c'était ton métier, mais quand même... »

Bien que la deuxième partie de la phrase lui semblât obscure, la Pleureuse se moucha soigneusement dans les cheveux de la Cobaye, nommant cet acte une vengeance méritée contre l'ignominie de la jeune femme qui avait osé la tromper sur une information d'une telle importance. Et puis elle essuyait aussi ses yeux, aussi humides que le tonneau des Danaïdes sur le bras nu de la cobaye, inconsciente du sang-froid exemplaire dont Nephtys faisait preuve, elle totalement consciente de l'aberration pendue à son bras.

Au bout de 7 secondes cependant, Sybilla se demanda ce qu'elle était en train de faire, et à qui elle était accrochée et pourquoi elle était toute mouillée, berk, c'était infâme... Callista avait intérêt à lui faire une nouvelle robe rapidement, parce que là, ce n'était pas vraiment l'idéal : elle était crade, déchirée, mouillée... Ces réalisations attristèrent d'autant la Pleureuse, qui se remit donc, logiquement, à pleurer, s'essuyant toujours sur le bras de sa victime, sans aucune intention de vengeance, cette fois, mais juste parce qu'elle était là, et que donc elle n'avait qu'à servir à ça, voyons.

« Ah non, ne recommence pas à gémir! Je te jure Sybilla, que si tu reparles encore une fois de ton chat, je te dépèce morceau par morceau avec un épluche-légumes! Quoi, tu sais pas ce que c'est? Ben t'as qu'à plus fouiner dans la cuisine! »

Cette phrase plongea La Pleureuse dans des abîmes de perplexité. Ah bon, elle recommençait à gémir ? Pourquoi est-ce qu'elle gémissait au début à la base ? Et pourquoi est-ce qu'elle avait recommencé à gémir ? Et pourquoi est-ce que l'autre là parlait du chat de Sybilla ? Elle savait peut-être où il était ? Ah. Peut-être pas. Ou alors, peut-être qu'elle voulait dépecer Sybilla morceau par morceau avec un épluche-légume – peu importe ce que c'était – c'était parce qu'elle avait trouvé Anastase et ne voulait pas le rendre à sa propriétaire, ce que celle-ci comprenait bien, parce qu'Anastase, c'était le meilleur des chats, le plus intelligent, il savait parler en plus. Quoique. Peut-être pas. Enfin, si, il devait sûrement savoir parler, parce que c'était un chat génial, le plus beau chat du monde. Il était tigré, avec un long pelage. Ah non, en fait il était roux, à taches blanches, et il était borgne. Non, il était gris à poil court. Quoique, peut-être qu'il était tout simplement noir en fin de compte. Enfin, ce qui comptait c'était que c'était le meilleur chat du monde et qu'elle voulait le retrouver. Mais pourquoi est-ce qu'elle pensait à ça déjà ? Certes, il n'y avait pas besoin d'avoir une raison pour retrouver Anastase, mais elle était à présent perplexe, ne sachant plus pourquoi elle était en train de vanter les mérites du félin absent, ni pourquoi elle se laissait traîner par la jeune femme, n'ayant toujours pas lâché prise.

Elle prit finalement une décision. Elle lâcha Nephtys, pour la prendre par les épaules et la regarder face à face. L'air terrible, elle la regarda dans les yeux, ou plutôt dans le masque, pendant de longues secondes. Puis finalement, elle se demanda ce qu'elle était en train de faire, son regard se perdit sur le plafond de la Cale, elle se frotta le menton, remit une mèche de cheveux derrière son oreille, épousseta sa robe pour se donner une contenance, essaya de se remémorer les évènements précédents, fut distraite par une luciole qui passait par là et qu'elle suivit des yeux fascinée, jusqu'à ce que l'insecte se prenne dans une toile d'araignée, où elle le laissa agoniser sans aucun sentiment de culpabilité. Puis elle regarda de nouveau Nephtys.

« Dis, Enyo, où est-ce que tu vas ? »

Cette question n'avait aucun sens, mais les phrases de la Pleureuse avaient rarement un sens, ou alors ils en avaient trop, auxquels la concernée n'avait absolument pensé. D'ailleurs, en cette situation, elle réfléchit intensément, se demandant pourquoi elle avait posé cette question. C'était parce que la jeune femme s'était levée et avait entrepris de s'en aller. Mais dans ce cas la question n'était pas seulement de savoir où elle allait, non ?

« Et pourquoi tu t'en vas, en fait ? »

En réalité, elle n'attendait pas vraiment de réponse, mais elle aimait bien poser des questions. Si on y regarde bien, d'ailleurs, la plupart de ses phrases sont interrogatives, ce qui dit long sur le contenu de la boîte crânienne de la jeune femme, qui se mit à regarder autour d'elle, ayant déjà oublié qu'elle avait posé des questions. Elle vit une souris qui la regardait avec un regard moqueur. Sybilla lui rendit un regard prédateur, et d'un coup elle se jeta sur l'animal, et se redressa toute fière, l'animal enserré dans ses mains, qui se débattait en couinant.

« Regarde. Je vais la donner à Anastase, il aimera bien. Enfin je crois. »

Chose étrange, l'idée de savoir où était son chat ne lui traversa pas l'esprit à cet instant-là. Non, parce que la souris avait réussi à lui mordre le doigt. Surprise par la douleur, la jeune femme avait relâché sa poigne et le rongeur s'était enfui à toute allure.

« Oh noooooon. » soupira Sybilla. Puis elle s'assit par terre en tailleurs. « Bah alors, Érèbe1, tu attends quoi pour t'assoir ? Il faut méditer maintenant, c'est bon pour l'appétit ! » annonça-t-elle avec l'aplomb de la folie douce.

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1. À la base Erebos, dieu de l'ombre et de l'oscurité.

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MessageSujet: Re: Back in Black   Mar 31 Aoû - 15:41


    Regarder la Pleureuse dans les yeux est une expérience assez intenable. Après, la raison dépend du caractère. Si on est timide, on a l'impression d'être tout nu devant sa stupidité. Si on est colérique, on a l'impression qu'elle essaie de nous énerver par sa stupidité. Si on est plutôt calme, on a l'impression qu'elle tente de nous imiter -ce qui est restreint par sa stupidité. Dans le cas de Nephtys, esprit calculateur et froid, regarder Sybilla dans les yeux lui démontrait une fois de plus que la pauvre fille n'avait vraiment plus toute sa tête. Surtout si elle se faisait distraire par n'importe quelle petite chose qui passait par là. En faut, son corps devait produire des endorphines trop puissantes, qui avaient donc de légers effets hallucinogènes, qui empêchaient la Pleureuse de bien se concentrer sur quelque chose d'humain plus de cinq secondes. Et encore, le compte était large.
    Avec perplexité, Nephtys écouta la Pleureuse la nommer comme la déesse grecque de la guerre, juste pour lui demander où elle allait et pourquoi elle s'en allait. C'était à...pleurer. La pauvre fille n'avait même pas compris qu'elle tentait de la faire sortir de cet endroit trop glauque pour elle. Mais si ça se trouve, elle la voyait en rose avec des fleurs et des papillons, la Cale. Ou alors elle ne s'était pas rendu compte de l'état des lieux. Oui, c'était ça. De toute manière elle ne semblait plus capable de se rendre compte de grand chose, la pauvre.

    Nephtys ne prit pas même le soin de répondre à la jeune femme qui ne prêtait de toute façon aucune attention à tout ce qu'elle pourrait dire exceptées les phrases qui comportaient le mot chat. D'ailleurs, en parlant de chat, ce fut en sautillant qu'elle attrapa une pauvre souris qui passait par là, et qui n'avait rien demandé. La cobaye se demanda vaguement où était cachée l'humanité dans la grecque. En fait, elle était son chat. Elle avait juste nommé Anastase une partie féline de sa personnalité. Cette femme était vraiment un cas. Mais relativement intéressant à étudier. Quoique, quelque peu difficile et surtout exaspérante. La souris elle aussi avait du être exaspérée puisqu'elle mordit Sybilla pour s'enfuir dans un coin plus obscur de la pièce. La grecque ne broncha pas, s'assit par terre, et, nommant encore Nephtys par le nom d'un dieu grec, déclara qu'elles devaient méditer. Nephtys cilla (quoiqu'on ne puisse pas le voir grâce à son casque). De quoi, méditer? Elle devait se foutre un peu d'elle, quand même. Méditer. Quoi, ici, là, maintenant, dans la Cale, entre une seringue pas nettoyée et une capote usagée? Et en plus assise par terre? C'était incroyable. Cette fille n'avait vraiment plus toute sa tête.
    Mais comme la cobaye avait un peu de temps (et surtout beaucoup de patience), elle finit elle aussi par s'assoir.

    Elle se mit en boule, resserrant les jambes contre sa poitrine, et regarda son interlocutrice qui semblait partir dans une sorte de transe étrange. Si elle avait été quelqu'un de sensé, elle l'aurait juste foutue dehors, ou alors elle l'aurait plantée là, ou alors elle se serait barrée, ou bon bref elle aurait fait quelque chose! Mais là, non, elle ne faisait rien; purement et simplement rien. Elle était juste là, froide comme la glace, à regarder cette petite chose pitoyable faire de la méditation. Et puis d'abord, c'était quoi cette façon de méditer? On aurait dit qu'elle allait exploser sous la concentration!


    "Hey, Sybilla, décrispe-toi."

    Qu'aurait-elle pu dire d'autre? Il n'y avait franchement rien à faire, et les souris commençaient à s'amonceler autour de la grecque. Heu. Attends. Des souris? Autour de la grecque? Nephtys, étudie deux minutes ce que tu viens de dire. C'est stupide, c'est insensé, c'est incroyable, c'est inutile... Mais c'était un fait. Des dizaines de souris étaient en train de monter sur la Pleureuse, à lui mordiller sa peau et ses habits, à passer sous ses vêtements et provoquer de stressantes petites vaguelettes sous les plis... Des souris; des dizaines de souris.

    Nephtys eut un moment de flottement. Mais... C'était quoi ça?? Depuis qu'elle était sur la Nef, la Pleureuse lui en avait fait voir des vertes et des pas mûres. Mais ça, c'était la meilleure! La nana, elle se met en tailleur, et pof! Invocation de souris?? C'était stupide. Stupide ET irrationnel. Nephtys se calma soudain; d'un seul coup. Il n'était pas conseillé de perdre son sang froid devant Sybilla; car tout le monde le perdait devant elle, et ça n'avait jamais rien arrangé.
    La cobaye s'approcha de la grecque, et lui appuya un doigt sur sa joue rebondie. L'autre ne cilla pas. Nephtys tenta de chasser les petits et ennuyants rongeurs, mais ceux qu'elle parvenait à exploser contre les murs faire partir étaient immédiatement remplacés par d'autres. Nephtys en conclut donc que c'était la transe de la Pleureuse qui attirait les animaux. Peut-être parce qu'elle n'était pas parvenue à garder celle qu'elle avait attrapée, elle se vengeait quelque peu. Mais comment faisait-elle? Cette fille n'avait pas de pouvoir surnaturel pourtant.
    Un, ou plusieurs cris de femmes retentirent. A priori, les souris se baladaient partout à présent. Nephtys eut sa mâchoire crispée. Elle serra les dents, contenant son envie de toute les jeter par dessus bord. Mais elles ne feraient que réapparaître sur le pont. Elle poussa un grand soupir, et cogna (pas trop fort) la tête de la Pleureuse. Enfin, sa coquille vide.


    "Sybilla, réveille toi et vire ces souris de la Cale..."

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MessageSujet: Re: Back in Black   Jeu 7 Oct - 22:17

Sybilla était dans un état second. Non, pour être exact, sachant qu'elle est perpétuellement dans un état second, on peut soit dire qu'elle était enfin dans son état premier, ou qu'au contraire, pire, elle était passée à l'état tiers. Ce qui n'aurait pas été étonnant. Toujours est-il que la demoiselle, les yeux fermés, arrivait enfin a suivre le cours de ses pensées. Elle avait l'impression d'être hors de son corps, elle cherchait à comprendre pourquoi elle était en train de méditer. Lentement, des souvenirs lui revinrent. Celle d'un charmant jeune homme, quelque peu flou dans sa mémoire, celle d'avoir été enceinte, celle d'avoir souffert la mort de l'être en elle, celle d'avoir souffert une mort auto-infligée. Avec lucidité et désespoir, la Pleureuse réalisait après coup que son suicide l'avait rendue folle. Quelque part, elle trouvait que c'était une bonne chose : de cette manière elle n'était pas obligée de se souvenir.

Elle hésita, elle réfléchit. Elle se demanda s'il fallait qu'elle sorte de cet état premier ou tiers, s'il fallait qu'elle retourne dans cet état second qui la caractérisait pour ceux de la Nef, s'il n'était pas mieux qu'elle reste dans sa boîte crânienne à se morfondre et à essayer de trouver une explication. Puis elle alla piocher les souvenirs épars et absurdes de sa vie sur la Nef, de ses rencontres avec les autres captifs. Le Fou... si elle avait été en pleine possession de ses moyens, elle aurait rougi. L'état second ce n'était peut-être pas si extraordinaire en fin de compte, si ça ôtait toute notion de pudeur. Vinrent des souvenirs plus récents, la mémoire de ce rat qui s'était échappé. La Sybilla consciente grimaça de douleur après coup. Et réalisa que la Sybilla de l'état second fonctionnait toujours à plein régime, mais à blanc, comme une colère froide. Elle ne s'y attacha donc pas plus. Des souvenirs de Callista la grondant parce qu'elle se promenait dans le plus simple appareil, de même que des commentaires acides de Nephtys la firent sourire, gênée. Tiens, Nephtys, n'était-ce pas celle qui était en train de la secouer, là ?

Les mélanges d'états de conscience et de petites perceptions s'entrechoquèrent et la Pleureuse ouvrit les yeux. Au même instant, elle commença à ressentir des petites douleurs insistantes et incisives un peu partout. Elle éternua. Dans l'instant, elle eut plus froid et moins mal. L'explication vue de l'extérieure est la suivante : dès l'instant ou la Pleureuse avait rouvert les yeux, les rats avaient arrêté de la mordiller avec insistance et s'étaient immobilisés, perplexes. Quand elle avait éternué, l'instinct avait repris le dessus et ils s'étaient tous carapatés. Tous sauf un que Sybilla avait saisi d'un geste brusque. De l'autre, elle saisit une seringue à moitié vide et la planta dans la pauvre bête avec douceur, puis elle refila la bestiole comateuse à Nephtys.

« Pardon. » dit-elle, confuse. « Tu m'en veux pas ? » Un sourire gêné tentait de se dessiner sur son visage, mais une légère crispation le déformait par à-coups.

Elle se leva brusquement, s'épousseta les bras de grands gestes, sans réaliser qu'elle se trempait les mains de sang de cette manière, jeta un coup d'oeil perplexe à ses mains puis s'essuya sur sa robe, en plus d'être déchirée, usée et un peu sale, était donc maintenant trouée grâce aux rats et trempée de sang. Comme vous l'aviez deviné, l'état second était revenu en force. Finalement, elle soupira.

« On y va ? »

Son ton était si tranquille, si absurdement calme, qu'on avait absolument envie de la suivre, où qu'elle aille. Et puis elle avait un sourire tendre, et on aurait même pu croire à une lueur de lucidité dans ses yeux, un instant. Lueur qui disparut rapidement cependant. Elle cala une mèche crasseuse de ses longs cheveux noirs qui auraient pu être si beaux si elle en prenait soin derrière son oreille droite puis entreprit de monter l'escalier pour sortir de la cale. Cette tentative aurait pu ne pas échouer si sa robe ne s'était pas prise dans un clou à mi-hauteur et ne lui avait déchiré la robe en diagonale – et agressé la peau par la même occasion, ce qui fait que se joignait à présent aux innombrables morsures des rats, une grande balafre impressionnante quoique peu profonde.

Sans se préoccuper de la cobaye, qui de toute façon devait la suivre, elle sortit à la lumière du jour, de l'éternel jour, et, exaspérée, retira ce qui restait de sa robe, s'exhibant ainsi en culotte (Callista avait finalement réussi à la forcer à en porter, bien que le soutien-gorge ne soit pas encore rentré dans les mœurs de la Grecque).

« Je crois qu'il faut que j'aille me laver. » décréta-t-elle, se retournant vers Nephtys. Et puis soudain, son état premier reprit un instant le dessus, se confondant avec le désespoir de ne pas retrouver le chat, et, se jetant – oui, oui, elle se jette, elle n'avance pas, elle ne saute pas, elle se jette – en avant, dans les bras de Nephtys, elle fondit en larmes.

[J'ai un mois de retard, et en plus c'est n'importe quoi u_u Pardon u_u]

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MessageSujet: Re: Back in Black   Dim 17 Oct - 0:28

    Nephtys regardait, quelque peu étonnée, les souris ronger la Pleureuse. Ce n'était pas vraiment un spectacle sympathique, mais elle ne parvenait pas à détacher ses yeux des petites montagnes blanches qui se promenaient sur le corps de la pauvre jeune fille, qui semblait plongée profondément dans des pensées plus ou moins abstraites. Plus ou moins, car on ne pouvait pas savoir ce que pensait la Pleureuse. Elle se demanda vaguement à quel moment elle réaliserait qu'elle était rongée par les petites créatures. Soudain, son éternuement les fit toutes fuir. La cobaye leva un sourire alors que la grecque s'excusait platement.

    "Heu, non, je ne t'en veux pas...

    Que pouvait-elle répondre d'autre? Il n'y avait rien à répondre à quelqu'un qui faisait que chacune de ses actions étaient plus étranges les unes que les autres!Elle fut plongée dans une sorte de stupéfaction. Comment réagir devant un tel être humain? Elle qui avait été éduquée selon la raison, la logique, la clarté de la pensée, elle ne parvenait pas à comprendre les faits et gestes de la Pleureuse, tout simplement parce qu'ils ne correspondaient aucunement à toutes ces valeurs qu'elle chérissait.

    Elle regarda, dépitée, le semi-cadavre de la souris que la grecque avait déposé dans sa main. Les souris. Elle s'était toujours sentie proche de ces rongeurs. D'ailleurs, le cobaye n'était-il pas à la base le nom d'une variété de rongeurs, qui était utilisée dans les expériences grâce à sa capacité d'acceptation de gènes étrangers assez efficace? Elle n'était pas vraiment plus que ça, un prototype, un cobaye, une souris de laboratoire. Dégoûtée, elle reposa le rongeur par terre. Des dizaines de congénères l'entourèrent immédiatement, et bientôt il ne resta plus que les os. Les souris qui filaient immédiatement après avoir eu leur part repartaient en zigzaguant. La drogue ne devait pas être de très bon effet sur leur petit corps chétif.
    Finalement, la Pleureuse se dirigea vers la sortie de la Cale. Sa démarche était incertaine, et elle était presque comique, presque apeurante, avec ce sourire placide sur ses lèvres et ces trous sanglants sur sa robe. Se rendait-elle compte de tout cela? Certainement pas, et elle devait même n'en avoir cure. Mais il en restait que c'était assez troublant de la voir ainsi déambuler au hasard dans la salle afin de finalement atteindre la trappe qui menait à la cale. Et surtout si c'était pour se blesser.

    C'était allé assez vite, et la cobaye eut à peine le temps de s'approcher de la grecque qu'un clou avait arraché sa robe, et que sa peau blanche était parcourue d'une énième marque rouge. Maintenant il allait falloir la soigner, en plus. Nephtys regarda à droite, à gauche, mais ne vit personne qui semblait venir à son secours. Elle grogna, alors que Sybilla sortait presque entièrement nue sur le pont de la Nef. Elle la suivit de près, alors que le corps chétif de la jeune femme se retournait vers elle d'un seul coup, sans qu'elle puisse comprendre ce qui lui arrivait.


    "Heu. Heu. HEU. Sybilla?"

    Elle ne savait pas quoi faire, pas quoi dire, personne n'avait jamais pleuré dans ses bras, et surtout pas quelqu'un dont la santé mentale était aussi chancelante! Où devait-elle l'emmener, quelle initiative devait-elle prendre? S'énervant toute seule, la cobaye décida de couper court, et prit la Pleureuse dans ses bras, le bras gauche autour du torse de la grecque, le bras droit crocheté sous ses genoux. Et, le plus calmement du monde, elle se dirigea vers les appartements de la Pleureuse. Si avec ça les gens se disaient toujours qu'elle était infréquentable, elle ne savait plus que faire.

    Mais pourquoi se mettre dans un tel état, bon sang? Elle ouvrit la porte de la cabine en l'enfonçant d'un coup de pied, et déposa la Pleureuse au beau milieu de la pièce. C'était un vrai fatras. Et si ordre ou rangement il y avait, alors Nephtys était bien incapable d'en déceler une quelconque logique. Les habits se cachaient partout, plus ou moins déchirés, et des choses ressemblant vaguement à des sculptures ou des peintures de chat jonchaient le sol de la pièce. Elle déposa son paquet sur le sol, et sortit chercher du désinfectant.
    Elle revint vite, trouvant la Pleureuse là où elle l'avait laissée deux minutes plus tôt. C'est à dire au beau milieu de la pièce, avec ses larmes de crocodiles et ses grands yeux déments.
    Elle déboucha la bouteille de désinfectant.


    "Sers les dents. J'veux pas t'entendre geindre."

    Elle avait vraiment l'impression de s'occuper d'une gamine, c'était pas possible! Elle nettoya soigneusement les plaies, les essuya, banda les plus profondes et mit des petits pansements autrement. Puis elle entoura la grecque de la première robe facile à mettre qu'elle trouva (et ce ne fut pas facile de la trouver, cette robe!), puis tapota sur la tête de la grecque.

    "Allez allez, ne pleures plus..."

    Elle ne savait pas quoi faire pour la calmer. Par défaut, elle la prit dans ses bras et passa une main dans son dos. Elle ne savait pas vraiment si c'était la bonne chose à faire.

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MessageSujet: Re: Back in Black   Lun 15 Nov - 15:26

« Heu. Heu. HEU. Sybilla? »

Fondre en larmes dans les bras de Nephtys n'était pas donné à tout le monde. Kuro par exemple, n'aurait jamais fait ça, pour rien au monde. Et puis de toute façon : lui, pleurer ? La blague. Pareil pour Friedrich, d'ailleurs. Le Fou... il en aurait été capable, si ça avait pu signifier qu'il coucherait avec Nephtys après. Mais la plupart des gens qui auraient eu l'audace de fondre en larmes dans les bras de la cobaye, auraient très probablement fini tabassés, plus ou moins. Mais, non, la Pleureuse n'eut pas ce droit-là, elle eut plus de chance. Mais d'un autre côté, comment peut-on en vouloir à une dérangée ? Et ainsi, elle pleurait toutes les larmes de son corps, vaguement consolée par une Nephtys assez perplexe, et même pour tout dire, totalement abasourdie. Je me serais posé la même question : comment réagir ? Je crois que je l'aurais plantée là, et que je serais partie. Mais la jeune femme venue du futur eut une réaction différente. Évidemment, elle, elle n'avait jamais travaillé dans un asile psychiatrique, s'occuper de fous n'est pas dans ses cordes, elle aurait dû savoir qu'il n'y a rien à faire avec des cas pareils. Tant pis pour elle.

La Pleureuse se laissa faire quand sa consolatrice improvisée la prit dans ses bras. C'était une vision surprenante que la jeune femme masquée en combinaison qui portait une jeune femme pâlotte ensanglantée et presque nue. Sans chanceler, Nephtys porta Sybilla jusqu'à ses appartements et la posa par terre pour aller chercher du désinfectant. La jeune femme blessée et à moitié nue regardait devant elle, dans le vide, un sourire béat aux lèvres, totalement à l'ouest, comme si elle avait consommé des substances illicites ralentissantes. Ses yeux étaient en réalité fixés sur un mobile qui pendait du plafond, en cristal coloré. Du fait des courants d'air, les petites larmes, les petites figurines de chat transparentes et irisées s'entrechoquaient doucement, provoquant des sons légers, de petits tintements charmants. La Pleureuse était aux anges, et continuait cependant de pleurer, probablement à cause de la douleur physique qu'elle ne ressentait pas vraiment consciemment, mais aussi de la tristesse enfouie au fond d'elle qui était ressortie à ce moment-là.

Nephtys revint alors et se mit à la hauteur de Sybilla. La jeune femme coula un regard étonné sur la bouteille dans la main de la cobaye. Ça se buvait ? Apparemment pas, vu que la jeune femme vidait le contenu sur un tissu, et, après l'avoir prévenue qu'il fallait serrer les dents – Sybilla s'exécuta en réussissant à ne pas se mordre la langue, ce qui est un exploit en soi – et qu'elle ne devait pas geindre. D'accord, compris. Elle se mit un doigt devant les lèvres, pour signifier son silence, et se laissa faire. La douleur de la désinfection l'aurait dérangée si son esprit avait été en liaison avec son corps, mais ça n'était pas le cas. La douleur ne venait pas jusqu'à son cerveau, quelque part, un labyrinthe détournait les informations, les connexions nerveuses n'étaient pas assurées. Du coup, elle ne broncha pas, le regard toujours sur le mobile multicolore, un doigt devant les lèvres (quand Nephtys lui désinfecta le bras gauche, c'était son index droit qui était collé à ses lèvres, et vice-versa). Et ses larmes continuaient à couler.

Pendant que la jeune cobaye farfouillait dans le bordel ambiant, la jeune grecque regardait ses bras bandés, les pansements sur sa peau, son corps plus ou moins nu (moins, maintenant qu'elle était quelque peu momifiée). Puis elle se fit habiller, d'une robe blanche, assez semblable à celle qu'elle venait de déchirer. La plupart de sa garde-robe aurait été une collection de robes blanches identiques si Callista n'avait pas été là pour lui faire d'autres vêtements, que la Pleureuse ne portait jamais de son propre chef, préférant jouer à la poupée, ou plutôt, laissant l'autre jouer à la poupée avec elle, comme le faisait actuellement la cobaye, qui, après l'avoir habillée, lui tapota gentiment la tête en lui disant de ne pas pleurer. Surprise, la Pleureuse porta la main à son visage et constata qu'en effet, ses joues étaient trempées de larmes salées, comme elle le vérifia en mettant ses doigts mouillés dans sa bouche, se laissant câliner par Nephtys. Puis, elle la repoussa.

« Mais c'est bon, je pleure plus, regarde. » dit-elle, joignant l'acte à la parole, c'est-à-dire qu'elle essuya son visage crasseux dans la manche immaculée de sa robe, qui en fut bien salie. Mais la Pleureuse ne s'arrêtait pas à de telles considérations. « Mais merci. » ajouta-t-elle, l'air grave, parce qu'elle se disait que même si elle ne savait pas pourquoi elle pleurait et pourquoi il fallait qu'elle arrête de pleurer, l'autre avait été bien gentille de la consoler et de la soigner et de la rhabiller. Ça méritait bien un merci.

Elle se leva et ramassa des trucs qui trainaient par terre avec l'intention évidente de ranger. Ce qu'elle fit, un moment, en silence, et puis alors qu'elle se retournait, elle réalisa que la cobaye était toujours là. Étonnée, elle mit ses mains sur ses hanches, la regarda de haut, puisque l'autre était toujours assise par terre, et dit :

« Mais alors, Eris, qu'est-ce que tu fais là ? Tu es dans ma chambre tu sais. » expliqua-t-elle, ayant de toute évidence oublié la scène précédente. Toute son attitude disait « soit tu m'aides à ranger, soit tu t'en vas », mais avec ce petit sourire béat et perplexe aux lèvres. Et puis, bien sûr, il y avait un troisième « soit », c'était le « soit tu m'aides à trouver mon chat ».

[Je propose que ton post soit le dernier et qu'on ferme le topic pour qu'on puisse se concentrer sur l'intrigue. Après, c'est comme tu veux. De toute façon, on pourra toujours refaire un rp à plusieurs avec les filles x) ]

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MessageSujet: Re: Back in Black   Dim 5 Déc - 17:31

    La Pleureuse, être étrange que Nephtys ne pouvait décidément pas comprendre. Elle réussit à arrêter ses pleurs, très fière de lui montrer qu'elle ne pleurait plus. La cobaye resta au milieu de la pièce, quelque peu perplexe de voir la grecque s'activer à ranger (avec une logique incompréhensible) cette pièce où régnait un capharnaüm de tous les diables (ce qui était d'autant pire pour Nephtys d'avoir cette pensée puisqu'elle était parfaitement athée).
    Pourquoi diable mettre un pot de confiture au beau milieu de la pièce, trônant au-dessus de tous les autres objets ? Et pourquoi prenait-elle tant de soin ) mettre ses habits les uns dans les autres avant d'en faire d'épaisses boules qu'elle rangeait à peine dans sa vaste armoire ? Callista allait encore faire une crise de nerfs, et hurler à travers toute la Nef à qui voulait l'entendre qu'elle ne laisserait pas une petite ignare (si beau son corps soit-il) mettre ses créations en boule dans une armoire. Et puis elle oublierait certainement sa rage, et irait à nouveau prendre les mesures de la Pleureuse pour lui faire une nouvelle jupe. Même si depuis le temps elle connaissait les mensurations de la Grecque par cœur.

    Le merci de la Pleureuse l'avait aussi profondément ... dérangée. Comment ça, merci ? Elle s'était donc rendu compte qu'elle l'avait aidée ? Mais c'était fou ça ! Plus fou que le Fou lui-même ! La Pleureuse qui se rendait compte qu'il fallait dire merci. Mais où allait donc le monde ? Nephtys continua de se perdre dans les méandres de ses questionnements, regardant vaguement la jeune femme s'activer à ranger et déranger ses affaires. Il était grand temps qu'elle s'en aille.
    Sybilla finit par se rendre compte que Nephtys était encore présente, et lui demanda de l'aider ou de partir (ou de retrouver son chat, certainement, mais c'était inclus dans le forfait de toutes ses phrases, de toute façon). Nephtys regarda à gauche, à droite, puis décida finalement que non, elle ne parviendrait pas à saisir la logique de la Pleureuse, et ne parviendrait pas non plus à l'aider à "ranger". Elle ne ferait que l'ennuyer, à présent. Elle se leva, épousseta sa combinaison, et avança vers la porte. Elle se retourna une dernière fois, doutant que la Pleureuse ne l'écoute vraiment.


    "Bonne journée Sybilla. Et tu sais, je m'appelle Nephtys. Neph-tys. Mais bon."

    Puis elle sortit vaguement, ne fermant pas derrière elle. Les gens avaient pris l'habitude de ne pas fermer la porte de la cabine de la Pleureuse, car quand elle était fermée, elle en concluait (selon sa propre logique) qu'elle était seule, et qu'elle pouvait donc se laisser aller à son chagrin, et effectuer la chose qu'elle faisait le mieux au monde : Pleurer. Et alors, c'était assez terrible pour les habitants de la Nef. Il avait donc été décidé tacitement de faire toujours croire à la Pleureuse qu'elle n'était pas vraiment toute seule. Et ainsi, tout le monde se portait très bien. La cobaye avança sur le pont, et s'amuser à regarder sa combinaison recycler automatiquement le sang de la Pleureuse qui l'avait maculée. Ah, la technologie... Elle se demanda vaguement ce qu'allait devenir ce sang. Elle n'avait aucune idée de ce que devenaient les fluides que sa combinaison recyclait ; ils disparaissaient, peut-être même étaient-ils entièrement consommés. Mais, bon, c'était pas si grave, hein ?

    Certainement un caprice du Capitaine, un grand vent balaya soudain le pont, et des passagers frileux ou grognons rentrèrent immédiatement vers l'intérieur du bateau. Rassérénée par le fait d'être un peu seule, la cobaye resta là où elle était. Le vent balayait ses cheveux qui caressaient doucement son visage. Au concours des cheveux les plus longs, elle ne savait pas qui d'elle ou de la Pleureuse pouvait bien gagner. Mais bon, ce n'était pas très important n'est-ce pas ?
    Elle décida de retourner vers sa cabine. En passant près de la trappe de la Cale, elle se rendit compte que celle-ci n'était pas bien fermée. Elle allait le faire, et trouva un morceau (ensanglanté) de ce qui avait été la robe de la Pleureuse qui était resté accroché au clou sur lequel elle s'était éraflée, et empêchait ainsi la trappe d'être totalement fermée. Mmh, délicieux. La Cobaye se pencha, prit le morceau de tissu, et l'envoya machinalement par-dessus bord. A sa grande surprise, le morceau ne revint pas sur le pont.
    Elle en conclut donc que seuls les prisonniers du Capitaine étaient enchaînés à la Nef. La conclusion était simple : devenons tous des mouchoirs, et jetons-nous par-dessus bord.

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MessageSujet: Re: Back in Black   Dim 5 Déc - 17:37

TOPIC TERMINÉ

[J'ai a-do-ré ton post \o/]

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